Je viens de terminer Le paradis, un peu plus loin de l’auteur latino-américain Mario Vargas Llosa. J’apprécie vraiment cet écrivain car la manière dont il tourne ses textes nous donne l’impression d’y être et on voit les images défiler sous nos yeux. Son écriture riche a une grande force évocatrice.

Dans Le paradis, un peu plus loin, l’auteur a relaté de manière romanesque les destins hors norme de Flora Tristan, militante féministe et ouvriériste et de Paul Gauguin, artiste peintre illustre. On voit se tisser en parallèle la recherche de deux idéaux : la justice sociale et la vie primitive pour libérer l’art des conventions. Mario Vargas Llosa instaure cette notion de parallélisme en structurant son roman en chapitres qui alternent entre la vie de Paul Gauguin et celle de Flora Tristan.

Flora Tristan et son petits-fils, malgré des existences à un siècle d’écart, sont tous les deux des rêveurs qui veulent plier la réalité à leurs  à leurs idées, qu’elles soient politiques ou artistiques. Tous deux mourront seuls avec leurs espoirs. A la lecture des aventures de Flora et de Paul, on en vient souvent à se demander si l’art n’est pas une forme de politique, et inversement. Comme pour entrelacer encore davantage les destins de ces deux utopistes qui n’auront jamais renoncé à vivre selon leurs propres préceptes, en s’affranchissant du qu’en dira-t-on, des modes de vie bridant l’action et des préjugés populaires.  

Une lecture que je conseille à ceux qui ont besoin d'une dose d'espoir.

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Tableau de Paul Gauguin, peint durant son exil à Tahiti.